« Les couples sont de quatre espèces : toi et moi égale toi, toi et moi égale moi, toi et moi égale nous, toi et moi égale toi et moi » Gilbert Cesbron


La réussite d’un couple dépend de plusieurs sacrifices, on est souvent appelé à faire différentes sortes de concessions, mais sont-elles toujours nécessaires ou dépourvues de conséquences. Un mariage n’est pas une raison pour ne pas s’accomplir, mais le bien-être de la famille doit toujours être la priorité.
C’est l’histoire de Junior qui travaillait comme comptable dans un grand cabinet, y ayant rencontré Carline, ils ont décidé de se marier. Junior ne retirant plus de plaisir à effectuer sa profession à opter pour un changement de carrière. C’est ainsi qu’il a commencé à entreprendre des études en droit. Pour compenser la baisse de revenu, Carline a dû se trouver un autre boulot de soir. Tellement fière du désir d’accomplissement de son mari, voulant son plein bonheur, elle ne s’est jamais plainte de ses fatigues, de ses courbatures et de ses longues journées de durs labeurs qui n’en finissaient plus. Ayant mis son désir d’enfanter ainsi que ses loisirs en attente juste pour amener son mari au sommet pour le bien-être de la famille.
Junior ayant gradué avec mention, a pu être rapidement embauché par un cabinet de renom. Il n’a jamais perdu un procès, car il était rendu expert dans l’art de trouver des failles dans la loi en rapport à son domaine de pratique. Jugeant qu’il était assez connu dans son domaine, il a décidé d’ouvrir son propre cabinet d’avocat et les affaires coulaient à flots. Carline a enfin pu laisser son deuxième boulot pour finalement tomber enceinte. Après son accouchement, Junior lui a demandé de rester à la maison pour prendre soin de Benjamin, leur fils. Un an après la naissance de Benjamin, Carline voulant recommencer à travailler, a fait face à un refus catégorique de Junior. Elle est toute de suite retombée enceinte, malgré que Junior lui ait confirmé avoir porté un préservatif. Le même scénario s’est répété après que Carline s’est plainte de ne plus vouloir rester à la maison, une troisième grossesse, et Junior avait sa paix pour un bout.
Entretemps, Junior était dans toute sa gloire, il ne prenait que les cas dont il était sûr, lui rapporterait des honoraires faramineux. Il était de plus en plus absent, ses plus jeunes pleuraient quand il les approchait, car ils ne le reconnaissaient plus. En tout cas, ce que Carline ne savait pas c’est que la belle et jeune réceptionniste qu’elle avait rencontrée lors de la fête surprise organisée pour l’anniversaire de son mari, la retenait tout aussi bien hors de sa maison.
De réceptionniste, elle a été promue au poste de secrétaire personnelle de Junior ainsi que de maitresse. Entretenant une liaison depuis plus de 2 ans avec lui, elle en avait assez d’attendre qu’il divorce de sa femme. Elle mettait la pression, usait de son charme, de chantages, de menace de séparation et même de démissionner. Junior de son côté cherchait sans relâche une raison de divorcer de sa femme sans rien perdre de son capital, construit en partie avec le sang et la sueur de Carline.
Spécialiste dans l’art de trouver des failles dans la loi, c’est ainsi qu’il a pu divorcer sans le consentement et l’accord de sa femme. Carline du jour au lendemain s’est retrouvée sans mari, sans toit, et sans enfant. Junior a monté un dossier solide contre elle pour obtenir la garde exclusive des enfants, il lui a tout pris. Est-il nécessaire de décrire l’état d’esprit de Carline, elle s’est vu chasser de la maison avec rien d’autre que ses vêtements, la maison qu’elle avait payé l’hypothèque toute seule pendant les études de Junior . Sans sa mère, elle se serait retrouvée à la rue.
Ses larmes lui servaient de nourriture jour et nuit, faisant le deuil de son mariage, pleurant sur ses enfants qu’elle n’était même pas autorisée à voir et sur tous les sacrifices consentis pour à la fin obtenir ce rejet en remerciement. Malgré toutes les tentatives de sa mère, elle s’enfonçait encore et encore dans la dépression, jusqu’au jour où le miracle s’est enfin produit, en regardant sur son téléphone des photos qu’elle avait prises avec ses enfants, ce jour-là elle s’est décidée à se battre de toutes ses forces pour eux.
Elle a commencé à prendre le temps de réfléchir à sa vie, à y faire le point, de la période qu’elle a décidé de se marier à la période qu’elle a été larguée comme une vieille chaussette. Elle a fait le compte des sacrifices consentis pour mener Junior là où il est rendu. Elle a compté l’apport de Junior à la réussite du couple et, cela n’a pas pesé lourd dans la balance. Il n’a fait qu’exiger, ordonner, prendre, jusqu’à la jeter. Carline a fini par conclure que l’amour est aveugle, mais que le mariage permet de retrouver la vue.
Deux ans après son divorce, justice a finalement été rendue, car, Carline a pu récupérer ses enfants et sa maison, obtenir une pension alimentaire et un montant considérable pour tous les torts et dommages psychologiques, émotionnels et moraux subis.
Les choses à retenir de cette histoire:
- Il y a une limite dans les sacrifices à consentir pour pousser son conjoint (e) dans la réalisation de ses rêves. Apprenez à vous connaitre l’un et l’autre. Demandez-vous toujours si c’est nécessaire et apprenez à fixer une limite. Rien dans la vie n’empêche à un couple d’avancer dans leur carrière en même temps, on peut s’accomplir sans mettre en veille le rêve de l’autre. S’assurer d’avancer ensemble est bénéfique, car certaines fois quand l’un s’élève à un niveau supérieur, il considère que l’autre ne lui convient plus ou n’est plus de son rang. Dans un couple, je pense qu’il est toujours nécessaire de prendre du recul pour se questionner et savoir si on est encore au même niveau, si on n’a pas laissé l’autre derrière, histoire de rester sur la même longueur d’onde, de se repositionner ou de s’accorder.
- Je conseille à tout couple de prendre le temps de bien discuter de la question du budget familial qui représente souvent un sujet de grande et perpétuelle dispute. Dans la réalité, certains couples décident de se partager les factures, les payant chacun de leur bord, la répartition est faite en fonction de leur revenu, avec un compte conjoint ouvert seulement pour l’épargne, les imprévus et les voyages. D’autres ouvrent un compte conjoint et y déposent tout leur revenu, ce qui n’est pas sans risque. Moi je conseille, à tous de s’ouvrir un compte personnel à côté. Trop souvent, nous assistons à ce qui est arrivé à Carline, ou l’un des conjoints décide de partir avec toute l’économie du couple, sans aucun scrupule, ni pitié pour l’autre qui y avait également contribué. Un compte d’épargne personnel peut représenter une porte de sortie dans de telles situations. Créer un compte personnel ne signifie pas un manque de confiance, cela veut seulement dire être prudent et se mettre à l’abri d’une potentielle mauvaise surprise.
- Usez toujours de jugements avant de vous sacrifier.
N’oubliez pas, vos témoignages, commentaires sont toujours les bienvenus. La prochaine histoire pourrait-être la vôtre, laissez-moi le soin de la partager avec les autres dans la plus grande discrétion.
Un blog par vous et pour vous
Magguy,
Je vois dans cette situation un problème lié à l’éducation de nos filles. En effet, la gestion d’un compte personnel devrait être enseigné à tous les enfants, filles ou garçons. Cela fait partie de la gestion d’un budget. L’autre chose est qu’une femme ne peut laisser à la volonté de son mari le choix d’avoir des enfants ou pas. Cela devrait être le contraire. Ce sont les femmes qui portent les enfants et qui risquent leur vie par amour pour mettre au monde un être dont elles auront la responsabilité toute leur vie. Vous ne voulez plus être enceinte, c’est à vous de prendre les dispositions avec votre gynécologue pour vous protéger surtout si votre mari vous a fait le coup une première fois.
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Merci pour ton commentaire. Je voudrais juste ajouter que la décision d’avoir ou d’arrêter d’avoir des enfants devrait être une décision commune. L’éducation des enfants doit être un devoir mutuel d’après moi.
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