NE JAMAIS RENDRE LE MAL POUR LE MAL

L’amertume engendre la haine et la haine engendre la vengeance, dès fois même le meurtre (Winnie Fred Jules)

La vengeance trop faible attire un second crime (Jean Racine)

Pourquoi est-il difficile pour certaines personnes de passer à travers leur peine et leur vécu du passé pour avancer?

Ayez déjà cette question en tête avant de prendre connaissance de l’histoire qui va suivre: Auriez-vous le courage de pardonner à Gilbert, si vous étiez Jocelyne? 

Gilbert, un jeune homme de 15 ans, essaie du mieux qu’il peut d’aider sa mère à prendre soin de son père, malade depuis un mois. Malgré tous les soins prodigués au père, son cas n’a cessé de se détériorer. C’est ainsi qu’un samedi après-midi, la mère a dû en toute urgence conduire son mari à l’hôpital. 

Avant d’accepter de prendre en charge le père de Gilbert, l’hôpital a exigé de la mère, le paiement d’une somme de 10 000 $, la mère n’ayant pas les frais demandés, a fait le tour de ses connaissances ainsi que de sa famille pour essayer de réunir la somme requise, mais en vain. 

Gilbert, impuissant a vu mourir son père devant lui, malgré ses pleurs et supplications auprès du personnel médical, ses différentes promesses pour un éventuel engagement de paiement, l’hôpital est resté sur sa position, pas d’argent, pas de soin.

Du jour au lendemain, sa vie a basculé et cette journée-là, il s’est promis d’étudier la médecine pour sauver des vies et éviter que des situations semblables à la sienne ne se reproduisent. Vouloir c’est pouvoir dit-on, parce que Gilbert a réalisé ses rêves et est devenu un médecin généraliste très compétent et reconnu. 

Il a pu retrouver son âme sœur en Jocelyne, à laquelle il a décidé d’unir sa vie. Gilbert disait que sa femme est le meilleur cadeau qu’il ait pu recevoir de sa vie. Ils étaient comme des amis et se disaient tout. Quoique difficile, Gilbert a su confier à Jocelyne les circonstances ayant conduit à la mort de son père et ceux qui l’a conduit vers la médecine.

Gilbert travaillait en même temps à une clinique de son quartier ainsi qu’à l’hôpital du village. Un jour, une infirmière est venue l’appeler pour une urgence. Il devait venir prodiguer des soins à un enfant qui s’était fait heurter par une voiture alors qu’il revenait de l’école. Gilbert a refusé catégoriquement d’aller voir l’enfant malgré l’insistance de l’infirmière. 

Le fait que l’enfant n’était accompagné d’aucun de ses parents, Gilbert a demandé à l’infirmière de l’informer de l’arrivée des parents pour savoir s’ils seront en mesure de payer les frais requis par rapport à l’état du petit garçon, à ce moment seulement il pourra prévoir s’il peut  prodiguer des soins à l’enfant. Malheureusement, une vingtaine de minutes plus tard, l’infirmière est venue annoncer à Gilbert que l’enfant était décédé et que la mère de l’enfant venait également d’arriver.  

À ce moment précis, Gilbert ayant décidé d’aller présenter ses condoléances à la mère du petit garçon, grande a été sa surprise de se retrouver en face de sa femme en pleurs, se jetant dans ses bras, en répétant encore et encore que Jacob est mort. Gilbert ne comprenant pas ce qui était en train de se produire a poussé sa femme et est reparti en courant dans son bureau pour essayer de revoir la scène depuis la première fois que l’infirmière était venue le chercher jusqu’aux pleurs de sa femme, il a cru entendre parmi les pleurs de sa femme le nom de Jacob. Qu’est-il arrivé vraiment?

L’enfant qu’il ne voulait pas toucher à cause que ses parents n’étaient pas encore là était son fils unique. Celui que Gilbert et Jocelyne ont attendu une dizaine d’années pour le concevoir et que même après sa naissance, ils n’ont jamais pu avoir d’autres enfants.

Quant à sa femme, elle a eu deux surprises cette triste journée, la première de savoir que son mari avait deux emplois et la dernière était que ce fut lui qui était le médecin de garde lorsqu’on a emmené son fils à la clinique. Le plus grave, est qu’il ait choisi de laisser mourir son seul et unique fils, juste par vengeance par rapport au décès de son père. Où étaient passées les belles promesses qu’il s’était faites, celle de sauver des vies et de venir en aide aux plus démunis. On dirait que l’esprit de vengeance et l’amertume ont eu gain de cause.

À la place de Jocelyne, pensez-vous que vous aurez le courage de pardonner à Gilbert?  Il est vrai que c’est Dieu qui donne la vie, mais Jocelyne avait beaucoup de mal à accepter que Gilbert, sous prétexte qu’on ait refusé de prodiguer des soins à son père malade, ait  laissé  mourir son fils juste pour de l’argent.

Elle a pensé qu’il serait mieux qu’elle se sépare de Gilbert, car à chaque fois qu’elle le regardait, elle voit l’assassin, le charlatan qui a tué son fils.

Il y a des blessures que le temps ne peut jamais guérir, seul Dieu peut apaiser le cœur de Jocelyne et lui permettre de pardonner à Gilbert, mais dans un cas pareil, je ne pense pas qu’un retour soit possible.

Si tu cherches la vengeance, creuse deux tombes, une pour ta victime et une pour toi (Roger-Jon Ellory)

Dans des épreuves aussi difficiles que celles vécues par Gilbert, pour éviter de se détruire et de détruire les autres, cherchez de l’aide auprès de ressources adaptées et compétentes disponibles pour ne pas se retrouver dans la même situation que Gilbert.

J’aimerais à mon tour, vous voir réagir par rapport aux deux questions ci-dessous.

Et vous, quelle serait votre réaction si vous étiez à la place de Jocelyne?

Et si c’était l’enfant de quelqu’un d’autres, d’après vous Gilbert aurait-il jugé son comportement normal?

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Merci pour votre réponse. ✨

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